Normalement dans ce blog, je devrais écrire des articles à la sémantique programmée, utiliser des chaînes de mots clés, dire que je crée des sites internet, que je peux les référencer, que je publie des livres, les transforme en bouquins (ebooks dit-on) numériques, que je rédige des textes adaptés pour le référencement naturel qui vont séduire les moteurs de recherche, coller dans un coin un bouton « Call to action » pour inciter mes lecteurs à m’envoyer leurs adresses mails pour les abonner à une newsletter d’enfer apte à leur diffuser régulièrement mes meilleures propositions de services de rédactions web, d’optimisation de leur réseaux sociaux…que sais-je ? Normalement…dans la vraie vie.

Mais là, le SEO me lasse. Il faudrait que je dépasse gaillardement les trois cent mots, au moins ! Paraît-il. En écrire déjà un texte de cent sur le marketing digital et les médias sociaux n’est pas une sinécure, alors trois cents (peut-être plus d’ailleurs). Le web en regorge avec pas mal de dupliqués. Il a éveillé des milliers de rédacteurs là où la communication par le texte il y a vingt ans se limitait à des slogans dans des espaces publicitaires ou à des publi-rédactionnels chèrement vendus aux journaux.

Mais positivons ! Les internautes lisent.

Moi aussi j’aime lire. Mais comment être sûr que ce texte à l’aspect généreux et charitable que je parcours sur le net n’a pas été rédigé, calculé, pour me prendre dans une nasse de mots clés ? Je dis cela parce que je viens de me faire consciemment prendre dans un tel filet. C’était bien fait, mais à l’arrivée à la fois frustrant et vexant.

Bref qu’écrire dans ce blog ? Mais bon sang, Amicie est là pour être lu !

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